Une plante pour tuer les cellules cancéreuses sans détruire l'organisme

Publié le 29.10.2016

Une récente étude réalisée par l'Université du Colorado a récemment démontré que le jus de melon amer était capable de tuer des cellules cancéreuses pancréatiques in vitro chez la souris. Le melon amer est un fruit qui pousse abondamment en Asie, en Afrique et dans les Caraïbes. Il est traditionnellement utilisé pour traiter le diabète et d'autres maladies plus bénignes.


Il faut savoir que cette espèce de courge d’origine tropicale, appelée aussi "insuline végétale" et connu pour être un puissant antioxydant, se consomme souvent sous forme de thé.

Compte tenu des résultats observés dans les deux cas de tests in vitro et in vivo, l'efficacité du jus de melon amer, dans le cadre du traitement du cancer du pancréas, et potentiellement d'autres cancers, a été mise en évidence par certaines études cliniques.
 
« Les analyses IHC de MiaPaCa-2 ont montré que les xénogreffes BMJ (jus de melon amer) inhibaient la prolifération, induisaient l’apoptose (ou mort cellulaire programmée) et activaient l'AMPK (adénosine monophosphate-protéine kinase activée) in vivo. Le BMJ induit une forte efficacité anticancéreuse contre des cellules de carcinome pancréatique humain, à la fois in vitro et in vivo, suggérant une utilité clinique. »
 
Le cancer du pancréas est l'un des plus difficiles à traiter en raison du fait qu'il est souvent découvert tardivement, laissant très peu de temps pour le traiter. On constate malheureusement que les thérapies traditionnelles (chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie, etc.) ne fournissent pas de résultats prometteurs.
 
Fait intéressant, le cannabis, en particulier les cannabinoïdes (groupe de substances chimiques qui activent les récepteurs cannabinoïdes présents dans le corps humain et chez les mammifères) ont démontré une certaine capacité à induire l’apoptose, c'est-à-dire la mort des cellules cancéreuses pancréatiques humaines in vitro ainsi que l’arrêt de la croissance de la tumeur pancréatique in vivo.


Cancer du pancréas

De nombreuses tumeurs cancéreuses possèdent des récepteurs d'insuline servant à déplacer le glucose vers les cellules cancéreuses en les aidant à croître et à se diviser.
 
Des études ont montré que l'insuline encourageait les cellules du cancer du pancréas à croître en fonction de la dose.
 
Il a été démontré que le melon amer aidait à réguler le taux d'insuline de manière à prévenir le cancer du pancréas à long terme.
 
L'étude de l'Université du Colorado a été dirigée par le Dr Rajesh Agarwal.
 
Ils ont examiné les effets du melon amer sur 4 lignes différentes de cellules cancéreuses pancréatiques (in vitro) ainsi que chez la souris. Pour les études in vivo, des souris ont fait l’objet d’injection de cellules tumorales du pancréas puis divisé au hasard en deux groupes.
 
Un groupe de souris (témoin) a reçu l'eau et l'autre groupe a reçu des doses de jus de melon amer pendant six semaines.
 
Les chercheurs ont analysé l’évolution des tumeurs à la fin de l'étude et les résultats ont montré que le jus de melon amer empêchait non seulement la prolifération des cellules cancéreuses, mais inhibait aussi l'apoptose (mort cellulaire programmée).
 
La croissance tumorale a été inhibée de 60% au sein du groupe de traitement sans constater de signe de toxicité ou d'effets négatifs sur le corps.


Diabète
 
Un certain nombre d'études cliniques ont été réalisées pour évaluer l'efficacité du melon amer dans cadre du traitement du diabète. Comme il semblerait que le diabète soit considéré comme un facteur de risque de cancer du pancréas, les chercheurs ont estimé que le melon amer était capable de traiter le diabète.
 
En 2011, les résultats d'un long essai clinique de quatre semaines ont été publiés dans le "Journal of ethnopharmacologie" mettant en évidence des effets hypoglycémiques modestes ainsi qu’un impact significatif sur la gestion du fructosamine pour ceux qui consomment 2000mg/jour de melon amer.
 
Tel que cela est publié par l'étude : « Le melon amer a eu un effet hypoglycémique modeste et les niveaux de fructosamine sont considérablement réduits par rapport au départ chez les patients atteints de diabète de type 2 ayant reçu 2,000 mg/jour. Cependant, l'effet hypoglycémiant du melon amer a été inférieur à la metformine, soit 1000 mg/jour. »
 
Une autre étude publiée en 2008 dans la revue internationale de chimie et de biologie a indiqué que les composés présents dans le melon amer amélioraient le contrôle glycémique, une meilleure contribution des cellules à l’absorption du glucose et une meilleure tolérance au glucose.
 
Cette étude a été réalisée chez la souris et conduit à des avancées prometteuses dans le traitement du diabète et de l’obésité, grâce au melon amer.
 
En revanche, une étude publiée dans le "Journal of Clinical Epidemiology" de 2007 n'a pas montré de bénéfice significatif concernant le traitement du diabète par le melon amer. Mais deux ans plus tard, dans le "British Journal of Nutrition", il a été déclaré que « des essais cliniques mieux conçus sont nécessaires pour confirmer le rôle du fruit dans le traitement du diabète ».
 
Depuis cette étude de 2007, d'autres études ont été réalisées pour montrer les effets bénéfiques de cette substance naturelle utilisée aussi pour soigner les coliques, fièvre, brûlures, toux chroniques, règles douloureuses…


Comment préparer un thé au melon amer ?

Le thé au melon amer peut être obtenu dans le commerce sous forme de poudre ou d’extrait. Pour le préparer, vous devez faire bouillir un litre d’eau et y ajoutez une ou deux cuillères de melon amer en poudre pour préparer l’infusion. Laissez reposer de 6 à 10 minutes et consommez.


Inconvénients du melon amer ?

Battements de coeur irréguliers, des maux de tête, la diminution de la fertilité, la fragilité musculaire...


Consultez votre médecin avant de prendre un supplément à base de plantes. Ne prenez pas le melon amer en quantités excessives. Ne pas consommer le melon amer si vous êtes hypoglycémique, comme le melon amer peut provoquer une baisse dangereuse de la glycémie.