Un purificateur d’eau accessible à tous les habitants de la terre ?

Publié le 21.08.2016

Des scientifiques ont mis au point un petit appareil de la taille d'un timbre-poste qui est capable de tuer 99,99% des bactéries dans l'eau en seulement 20 minutes.
Exposer l'eau contaminée à la lumière du soleil peut naturellement la nettoyer étant donné que les microbes sont sensibles aux rayons UV. Néanmoins, ce processus de distillation prend habituellement jusqu'à 48 heures pour atteindre les résultats souhaités. Au lieu de cela, ce nouveau gadget exploite un plus large spectre de rayons de soleil pour accélérer le processus.
 
« Notre dispositif ressemble à un petit rectangle de verre noir, » explique le chercheur principal, Chong Liu, de l’Université de Stanford.
 
Le rayonnement solaire visible attire les électrons dans le revêtement du dispositif de disulfure de molybdène (souvent utilisé comme lubrifiant industriel), déclenchant des réactions chimiques dans l'eau.
 
Le peroxyde d'hydrogène et d'autres désinfectants sont générés à partir de ce processus, éliminant les germes de l'eau.
 
En l’observant depuis un microscope, on constate que le matériau est constitué de nombreux murs miniatures de disulfure de molybdène, étroitement empilés les uns aux autres, comme un labyrinthe au-dessus d'un rectangle de verre. De plus loin, elle ressemble à une empreinte digitale.
 
Liu a déclaré : « Cela marche vraiment. Notre intention est de résoudre les problèmes de pollution de l’environnement afin que les gens puissent mieux vivre. »


Un facteur important susceptible de rendre ce produit plus facile d’accès aux gens est que le disulfure de molybdène n’est pas cher à produire.
 
Il reste beaucoup de travail à réaliser pour l'équipe de Stanford avant que l'appareil ne soit prêt à être distribué.
 
Pour l’instant, seulement trois souches de bactéries ont été testées sachant qu’il n’est actuellement pas efficace contre les polluants chimiques.
 
650 millions de personnes à travers le monde n’ont pas accès à l’eau potable et cela doit impérativement changer.
 
La recherche a été publiée dans Nature Nanotechnology.