Projet de Conscience Globale
(Global Consciousness Project)

Global Consciousness Project
Publié le 11.06.2016 | Par Daniel Robin, du collectif Vertical-Project.

Depuis 1998, une expérience parapsychologique extraordinaire (Global Consciousness Project), menée au sein de la prestigieuse université de Princeton (New Jersey, Etats-Unis), est sur le point de démontrer que les consciences humaines sont toutes reliées les unes aux autres par une sorte de lien invisible. Pour le moment, les scientifiques américains, initiateurs de ce projet, n’en sont encore qu’au stade expérimental, et il serait prématuré de tirer des conclusions à partir des résultats statistiques qu’ils ont obtenu jusqu’à présent. Cependant, si ces résultats se confirmaient dans l’avenir, ce serait la preuve que la convergence des consciences au sein de la noosphère n’est pas qu’un concept abstrait, mais qu’elle repose, au contraire, sur des faits concrets établis scientifiquement. D’un point de vue pratique, l’expérience cherche à mettre en évidence une activité psychique humaine au niveau mondial en utilisant un générateur aléatoire de nombres (GNA) qui est un petit boîtier baptisé Egg. Ce dispositif avait été conçu au départ pour détecter les mouvements de pensées d’une seule personne.


Le Global Consciousness Project est né lorsque le physicien Helmut Schmidt à eut l’idée - à la fin des années 1960 - d’étudier l’influence de l’observateur en physique quantique en demandant à des expérimentateurs de prédire de quel côté un photon se dirigerait après avoir frappé un miroir semi-réfléchissant. Ce dispositif étant cependant difficile à utiliser aussi souvent que le demandait ses expériences, Schmidt décida d’utiliser des générateurs de hasard basés sur l’indéterminisme quantique. Dans les années 1980, le Docteur Roger D. Nelson plaça des GNA dans l’espace occupé par des groupes de personnes pratiquant la méditation. Il constata alors à son grand étonnement que les générateurs aléatoires d’électrons subissaient l’influence des méditants. Plus tard, le chercheur Dean Radin, de l’université du Nevada, eut l’idée d’interconnecter, via Internet, plusieurs GNA à travers le monde pour tester la réalité d’une forme de conscience collective. Lui aussi vérifia que lorsqu’un GNA produisant des séquences continues de bits (0 ou 1), était placé dans un endroit où des personnes étaient exposées à des émotions intenses, on remarquait que la séquence fixe de 0 et 1 ne correspondait plus à 50/50, comme c’est le cas lorsqu’il se trouvait isolé de toute influence extérieure. Les travaux de Dean Radin mettaient donc en évidence le fait qu’une pensée partagée par des millions de personnes, au même moment, influençait les séquences de nombres produites par les GNA (source Wikipédia). Dans son livreSuper Pouvoirs, enquêtes les facultés humaines extraordinaires (InterEditions, INREES, 2014), Dean Radin interprète les résultats du Global Consciousness Project de cette façon : « Cela veut dire que lorsqu’une proportion importante de la population de la planète focalise son attention mentale sur le même événement, alors la quantité de cohérencephysique dans le monde augmente. Ces épisodes de cohérence physique inhabituelle ne se limitent pas aux données des GNA ; en théorie, ces épisodes de cohérence pourraient tout affecter (toutes nos machines, et peut-être la réalité matérielle elle-même - note de l’auteur), pour peu qu’on admette la justesse de cette idée de champ de conscience ».
 
La découverte de Dean fit grand bruit dans les milieux scientifiques, car elle bousculait quelques présupposés bien ancrés chez les savants matérialistes sur la nature et les possibilités de la conscience humaine. Bientôt, des dizaines d’autres boîtiers Egg furent envoyés aux quatre coins du globe pour répondre à une question précise : était-il possible de détecter les effets d’une même émotion, au même moment, dans le psychisme de centaines de millions de personnes réparties sur toute la surface de la Terre ? La réponse fut oui. Lors des funérailles de Lady Di par exemple, les boîtiers enregistrèrent jusqu’en Chine une variation du champ psychique planétaire. Devant le succès de l’expérience, 65 autres générateurs furent installés dans presque autant de pays, dont deux en France. Tous étaient reliés en réseau. Aujourd’hui, tous ces « capteurs » archivent en continu l’encéphalogramme de "l’âme de l’Humanité", et les données sont transmises au Pear Lab de l’université de Princeton. Chaque fois qu'un événement mondial se produit, des fluctuations sont enregistrées. Plus il est fort et médiatisé, plus les fluctuations sont importantes. L’informaticien Pierre Macias héberge l’un des deux Egg français à Toulouse : « Le flot de données des capteurs tend à s’éloigner des valeurs attendues lorsque se produit un événement public qui concentre les pensées et les émotions d’un grand nombre d’individus. Le jour de l’attaque du 11 septembre 2001 par exemple, la probabilité pour que les capteurs enregistrent une telle variation - par hasard - fut de l’ordre de 1 pour 1 million... Nous ne savons pas encore comment expliquer ces relations subtiles entre des événements d’importance pour les hommes et les données obtenues mathématiquement, mais elles sont indéniables aujourd’hui. Ces résultats montrent à l’évidence que le monde physique et le monde de l’esprit humain sont liés par une relation qui reste encore inconnue » (source INREES). « Très souvent, les phénomènes paranormaux s’évaporent si vous les étudiez suffisamment longtemps. Mais ce n’est pas le cas du Global Consciousness Project (GCP). L’effet est bien réel. Le seul doute porte sur son interprétation », a déclaré le physicien Dick Bierman, de l’Université d’Amsterdam, lors d’une interview pour le Daily Mail en 2005.
 
Oui, avec ce projet prometteur, il semblerait que nous commencions à explorer de nouveaux territoires de la conscience humaine. C’est ainsi que les détecteurs d’émotions de la noosphère s’affolèrent à l’occasion des cérémonies d’adieu dédiées à Mère Teresa de Calcutta décédée le 5 septembre 1997. Et depuis lors, tous les ans, une vingtaine d’évènements internationaux sont marqués par ces mouvements d’humeur quantiques : les célébrations du nouvel an, des bombardements, des tremblements de terre, les éclipses solaires, des élections ou des finales de compétitions sportives, des attentats, etc. C’est d’ailleurs en analysant les données recueillies lors des attentats du 11 septembre 2001, que les chercheurs découvrirent un fait particulièrement étrange : l’activité accrue des GNA a débuté 4 heures avant que les avions percutent les tours du World Trade Center, et avant même que les terroristes arrivent à l’aéroport. Ce funeste pressentiment éprouvé par la noosphère est-il attribuable à une défaillance du système ou à une mauvaise interprétation des résultats ? Apparemment pas, car le même phénomène se reproduisit dans les derniers jours de l’année 2004. Sans raison apparente, les Egg enregistrèrent pendant cette période une activité fébrile de la noosphère. La réponse à cet emballement des machines arriva 24h plus tard : le 26 décembre 2004, un violent séisme provoqua le tsunami qui dévasta l’Asie du Sud-Est, et coûta la vie à 220 000 personnes. Sur le plan des pertes humaines, ce fut l’un des dix séismes les plus meurtriers et le plus grave tsunami de toute l’histoire. Ces faits montrent que la noosphère est capable d’anticiper des événements catastrophiques de grande ampleur. C’est comme si elle avait la faculté de "voir" dans le futur.
 
La noosphère ne se contente donc pas de réagir aux événements, elle anticipe leur arrivée. La question qui surgit tout naturellement est donc celle-ci : est-elle capable de les modifier ? A-t-elle le pouvoir de modeler à sa guise le cours des choses ? Si la réponse est oui, alors cela ouvre des perspectives fascinantes sur la façon dont nous allons pouvoir gérer notre évolution dans un avenir plus ou moins proche. Nous pouvons imaginer par exemple, qu’en focalisant les consciences de milliards d’êtres humains vers un objectif commun, nous pourrions peut-être modifier nos conditions d’existence et d’environnement pour parvenir à le réaliser. A l’instar de la biosphère végétale et animal qui a bouleversé les paysages de notre planète, la noosphère serait capable de modifier l’espace et le temps en vue de produire un résultat précis.
 
Le site du Global Consciousness Project (en français) : Noosphere


 Daniel Robin, du collectif Vertical-Project.

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