Offrir une alternative au Nouvel Ordre Mondial (le "NOM")

alternative au Nouvel Ordre Mondial
Publié le 14.06.2016 | Par Daniel Robin, du collectif Vertical-Project.

En 1940, H. G. Wells, l’écrivain britannique connu pour ses romans de science-fiction, publie Le Nouvel ordre mondial, où l’on peut lire : « Notre véritable Etat (…) doit être dès maintenant l’Etat fédéral mondial (…). Notre vraie nationalité est le genre humain ». C’est la première fois à notre connaissance que le concept de Nouvel Ordre Mondial est explicitement mentionné dans un écrit. Plus tard, la formule a été reprise par le président George H. W. Bush lors d’un discours prononcé au Congrès des Etats-Unis le 11 septembre 1990. 

Aujourd’hui, elle connaît un grand succès et elle est utilisée dans des contextes très divers. Pour les partisans de la théorie selon laquelle il existerait une puissance occulte qui dirigerait le monde pour son seul profit, le Nouvel Ordre Mondial prôné par les élites occidentales modernes ne serait en définitive que le dernier avatar d’un groupe appelé Illuminati qui chercherait depuis des siècles à s’emparer du pouvoir mondial. L’objectif des Illuminati serait d’instaurer une dictature planétaire où la masse asservie des individus serviraient les intérêts exclusifs d’une classe dominante. Je ne vais pas discuter ici de la pertinence d’une telle vision du monde, mais je vais simplement souligner le fait que derrière ce que j’appelle la « fable grossière des Illuminati » (reprise dans de nombreux romans à succès) se cache peut-être une réalité plus subtile qu’il ne serait peut-être pas inutile d’appréhender avec des outils intellectuels plus sophistiqués que ceux utilisés par les conspirationnistes. Quoi qu’il en soit, il est admis que la première tentative d’instaurer un gouvernement d’envergure mondiale se concrétisa durant l’entre-deux-guerres avec la mise en place de la Société des Nations (SDN).

Plus tard, peu après la seconde guerre mondiale (1945), fut fondée l’Organisation des Nations-Unies (ONU) dont l’objectif était de mettre en place un dialogue entre les pays afin de prévenir les conflits armés qui prenaient désormais une dimension planétaire. Son organe exécutif est le Conseil de Sécurité des Nations Unies qui dispose du pouvoir de mener sur le terrain des missions concrètes pour maintenir la paix dans le monde. Cependant, l’ONU se défend d’être un gouvernement mondial et n’a pas le pouvoir de légiférer à ce niveau. Alors qu’en est-il de ce fameux Nouvel Ordre Mondial qui est le thème de prédilection des conspirationnistes ?
 
A ce jour, il n’existe aucune organisation officielle internationale qui soit en mesure de gérer l’ensemble des affaires du monde. Cette idée n’en est pour le moment, et dans le meilleur des cas, qu’à l’état de projet. Avant qu’elle se concrétise et obtienne des résultats objectifs, il faudra résoudre deux énormes problèmes : 

.1) Convaincre les nations de s’unir autour d’un projet mondial commun en abandonnant immédiatement les motifs de querelles qui les opposent, 

.2) Maîtriser avec les moyens techniques dont nous disposons aujourd’hui les menaces écologiques, nucléaires, économiques, financières, sociales, politiques, et militaires qui pèsent sur le monde. Le seul énoncé de ces deux problèmes donne une idée de l’immense tâche qu’il reste à accomplir.

Ce que je souhaite en tout cas, c’est que la civilisation planétaire qui va s’étendre non seulement sur toute la surface de notre globe, mais aussi jusqu’aux confins de notre système solaire, ne ressemblera pas au Nouvel Ordre Mondial que veulent nous imposer les hommes politiques, les financiers et les techno-prophètes de la Silcon Valley, en ce début de XXIe siècle. C’est une évidence : les politiques et les financiers responsables de la crise systémique actuelle qui ruine l’économie réelle, n’ont pas comme objectif prioritaire le bien de l’Humanité. Ils veulent seulement accroître leur pouvoir personnel et leurs richesses matérielles sans se soucier des conséquences que cela entraîne pour le reste de leurs congénères. Les tristes résultats de leurs actions et de leurs méfaits, s’étalent chaque jour dans les médias : crises financières à répétition, accroissement illimité de la dette publique, extension du chômage de la pauvreté et des inégalités, guerres endémiques, fabrication d’armes de destruction toujours plus sophistiqués, pillage des ressources naturelles, asservissement et abrutissement des peuples par le dictat d’une consommation irrationnelle. Devant le constat de cette terrible dégradation de nos modes de vie et de notre environnement, il devient urgent que nous réfléchissions à un autre type de globalisation et à une autre manière de concevoir la mondialisation.

prism
Ci-dessus : PRISM (Logo of the NSA’s PRISM project), aussi appelé US-984XN pour les initiés, est un programme américain de surveillance électronique à l’échelle de la planète qui utilise la collecte d’informations à partir d’Internet et d’autres fournisseurs de services électroniques. Ce programme classé est piloté par la National Security Agency (NSA). Il faut aussi se demander pourquoi ce programme s’appelle PRISM et que signifie son étrange logo ? En optique, un prisme est un bloc de verre taillé composé de trois faces sur une base triangulaire (pyramidale). C’est un instrument qui est utilisé pour réfracter la lumière, la réfléchir ou la disperser. Des prismes spéciaux peuvent aussi servir à diffracter la lumière, la polariser, ou créer des interférences. Le prisme est donc un instrument qui manipule, oriente et disperse la lumière ou l’information électronique portée à la vitesse de la lumière. Le logo du programme PRISM est donc parlant de ce point de vue : l’objectif et de s’approprier, de manipuler et de dévier la lumière (l’information) à sa guise. Le lanceur d’alerte Edward Snowden (Ancien consultant de la NSA qui a été mis en examen pour espionnage et vol d’informations confidentielles) a dénoncé l’inquiétant pouvoir de surveillance et de contrôle de ce programme sur les individus. En juin 2013, le quotidien britannique The Guardian affirme, à la suite des révélations de Snowden, que la NSA disposerait d’un accès direct aux données hébergées par les géants américains des nouvelles technologies, parmi lesquels nous pouvons citer Google, Amazon, Facebook, YouTube, Microsoft, Yahoo, Skype, AOL et Apple. La NSA aurait aussi développé de multiples méthodes de contournement des algorithmes de chiffrement utilisés par les communications sur Internet (comme le HTTPS qui utilise SSL) afin d’avoir un accès direct aux contenus de nos mails. PRISM peut être comparé à un super-moteur de recherche permettant à la NSA d’interroger en temps réel des masses de données colossales afin de rechercher des « cibles », c’est-à-dire des noms, des lieux, des dates, des mots clés, dans les mails, les messageries instantanées, les communications vidéo et toutes les autres sortes de documents qui circulent sur le Net. Alors pouvons-nous tolérer l’existence d’un tel projet qui est un puissant outil de contrôle et de répression des individus entre les mains d’un pouvoir dont l'objectif inavoué serait d’instaurer un Nouvel Ordre Mondial 

Tout indique que l’Humanité est entrée dans une nouvelle phase de son évolution. Le Nouvel Ordre Mondial, ou « NOM », que nous voyons se construire sous nos yeux n’est qu’une vulgaire caricature de la vraie globalisation que je propose dans mon livre Civilisation Planétaire, le Projet Humain Global, et à laquelle nous aspirons tous.

Les protagonistes de la mondialisation actuelle pensent pouvoir se passer de la dimension spirituelle de l’être humain. Cette façon de penser est une grossière erreur. Ce défaut d’ancrage dans une dimension verticale et spirituelle conduira cette mondialisation insensée à un échec certain. Il faut bien comprendre que rien de durable, de beau, de bon et de bien ne peut se construire sur cette Terre sans le rattachement à une source spirituelle vivificatrice et bienfaitrice. C’est une loi implacable.
 
Certes, nous avons les moyens et les outils nécessaires pour atteindre le stade de civilisation planétaire de Type I, mais nous pouvons aussi échouer dans notre entreprise. Tout dépendra de notre capacité à nous unir pour surmonter ensemble toutes les difficultés qui se présenteront devant nous, et tout dépendra surtout de notre capacité à renouer avec notre dimension spirituelle intérieure, c’est-à-dire de retrouver au plus profond de nous notre essence éternelle. Cette essence éternelle c’est notre conscience, notre bien le plus précieux, qui est au centre de tout être humain.

Daniel Robin, du collectif Vertical-Project.

logo vertical project
L'un des axes de la ligne éditoriale de Vertical-Project s’inspire de l’ouvrage "Civilisation Planétaire, le Projet Humain Global" dont vous trouverez les principaux thèmes exposés sur ce LIEN...