Nouveau moyen de détection de matières nucléaires jusqu'à 1 km

Publié le 27/05/2016

Pour la première fois, les scientifiques ont démontré qu’ils pouvaient détecter des rayonnements sans avoir à se rapprocher de la source, soit jusqu'à 1 kilomètre (0,62 milles).

Schéma d’un prototype de détection de matières radioactives dans un conteneur.
Crédit : Kim, D. et al./Nature Communications

À l'heure actuelle, la seule manière de tester si quelque chose est radioactif est d'obtenir un détecteur très proche de celui-ci, ce qui implique des risques d'exposition aux rayonnements. Être capable de détecter les matériaux nucléaires à une distance sécurisée pourrait déterminer l’habitabilité ou non de certains endroits tels que Chernobyl.
 
C'est la première fois qu’un tel processus est à ce point opérationnel.
 
En utilisant des ondes électromagnétiques à impulsions à haute puissance à partir d'un dispositif appelé gyrotron, les chercheurs ont pu échantillonner l'air entourant un objet afin de voir s'ils pouvaient détecter un quelconque rayonnement.
 
« L'expérience montre clairement qu'il est sûrement possible d'étendre la plage de détection des rayonnements jusqu'à 1 kilomètres… », a déclaré à ScienceAlert Eunmi Choi de l'Institut national des sciences et de la technologie d'Ulsan en Corée du Sud.
 
En créant une impulsion électromagnétique intense et en la focalisant à proximité d'un objet, les chercheurs ont pu créer un plasma. Ensuite, en regardant simplement la manière dont le plasma s'est comporté après sa formation, ils auraient la possibilité de découvrir la présence de particules radioactives à proximité.
 
Choi a l'espoir que la découverte puisse également impactés les recherches fondamentales sur la physique des plasmas et faire en sorte que les matières nucléaires exposées soient à l'avenir beaucoup plus sûres.
 
« Selon notre travail expérimental, la puissance requise pour la rupture du plasma est bien inférieure à celle théoriquement prédite lorsque le matériel radioactif est présent », a déclaré Choi à ScienceAlert.
 
La recherche a été publiée dans Nature Materials.