Le programme Black World et la fondation d’Elysium

Publié le 01.07.2016  | MAJ le 12.07.2016 | Par Daniel Robin, du collectif Vertical-Project.

Nous disposons aujourd’hui de nombreux éléments qui montrent sans aucune ambiguïté possible que les mutations spectaculaires (scientifiques, technologiques, sociétales) auxquelles nous assistons suivraient le déroulement d’un agenda relativement précis qui aurait été établi par ce que j’appelle le Black World (un monde obscur), aussi désigné par les expressions, « groupes détachés », « Empire Secret » ou « humanité du dehors ». Il va sans dire que les objectifs du Black World sont inconnus du grand public qui subit malgré tout les méfaits de son action sous la forme d’une manipulation à la fois physique et mental. A terme, il semble que le Black World veuille définitivement s’affranchir des contraintes de l’humanité ordinaire et entrer dans l’ère du posthumanisme. Son rêve : fonder Elysium la cité des humains devenus des  "dieux".


.1) Hasards ou plan ?

C’est peu de dire que le monde change. En réalité, il est en pleine mutation et celle-ci s’accélère chaque jour davantage. La question que nos contemporains se posent est celle-ci : mais où va le monde ? Vers quel avenir étrange et inquiétant se dirige-t-il avec une vitesse toujours croissante, une frénésie et une avidité que rien ne semble pouvoir arrêter. Dans le sillage de ce constat qui nous laisse à la fois dans un état d’étonnement, de fascination mais aussi d’angoisse, des questions se profilent qui nous obligent à aller au-delà des apparences et nous forcent aussi à lever le voile qui dissimule les rouages qui sont à l’œuvre derrière le mirage du monde moderne. Parmi ces questions, il y en a une que je vais tout particulièrement aborder dans cet article : la mutation que nous évoquions à l’instant est-elle le fruit d’une suite de purs hasards ou s’inscrit-elle au contraire dans une sorte de programme minutieusement préparé par des groupes humains qui souhaitent rester dans l’ombre ? Cela revient à se demander si le monde est « sous contrôle » en quelque sorte, ou s’il erre au grès des évènements, tel un navire sans gouvernail. Entre ces deux extrêmes il faut aussi envisager la possibilité que la marche du monde soit un mélange des deux tendances : un cheminement aléatoire (chaotique même) plus ou moins bien contrôlé par des groupes isolés ayant chacun leurs objectifs propres. Pour ma part, je pense que nous disposons aujourd’hui de nombreux éléments convergeant pour envisager l’hypothèse selon laquelle les mutations spectaculaires auxquelles nous assistons - que nous subissons aussi - suivraient un agenda relativement précis qui aurait été établi par ce que j’appelle le Black World, aussi désigné par d’autres auteurs par les expressions, « groupes détachés », « l’Empire Secret » ou « l’humanité du dehors ». Il va sans dire que les objectifs de ces groupes sont inconnus du grand public et je doute que leur réalisation aboutisse à assurer le bonheur du plus grand nombre.         

Ci-dessus : une des scènes les plus impressionnantes tirée du film Eyes Wide Shut (« Les yeux grand fermés » en français) de Stanley Kubrick, sorti en 1999. Il s’agit de la dernière œuvre du cinéaste, qui mourra avant qu’elle ne soit achevée. Il est certain que l’œuvre de Stanley Kubrick, qui ne comporte que treize longs métrages, n’a pas encore livrée tous ses secrets. Chacun de ses films est une énigme à déchiffrer et surtout le dernier (Eyes Wide Shut). Etrange, dérangeant, et difficile d’accès au premier abord, ce film suggère néanmoins plusieurs niveaux de lecture. Au-delà des tribulations d’un couple confronté à l’adultère, Kubrick transmet un message d’une autre envergure et particulièrement alarmant : le monde est dirigé par un pouvoir occulte (une société secrète) qui organise des cérémonies au cours desquelles des êtres humains peuvent être sacrifiés. Le cinéaste semblait savoir beaucoup de choses sur ce pouvoir occulte et sur la façon dont il manipule l’humanité. Peut-être l’a-t-il payé de sa vie ? En tout cas, le titre de son film nous invite à ouvrir les yeux et à réaliser de toute urgence une salutaire prise de conscience avant qu’il ne soit trop tard.


.2) L’externalisation du pouvoir.

Un premier indice m’a orienté vers cette idée qu’un - ou plusieurs - groupe humain semblait diriger de façon occulte l’évolution de nos sociétés : il s’agit de l’externalisation du pouvoir décisionnel. Les faits montrent que le pouvoir change de main. Il passe de la sphère publique et politique représentative du plus grand nombre (démocratie), à la sphère privée et anonyme représentative d’une petite minorité (oligarchie). Ce phénomène est en train de prendre une ampleur considérable aux Etats-Unis. J’ai constaté que le centre d’activité de ce pays, c’est-à-dire le vrai centre des prises de décisions au niveau national, ne semblait plus être du ressort du gouvernement, ni de la compétence des militaires, pas même du pouvoir exécutif. L’externalisation du pouvoir s’est fortement accentuée lors de la présidence de George W. Bush (élu en 2000 et réélu en 2004) et surtout après les attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington D.C. Avec l’extension de l’externalisation, nous voyons se dérouler devant nous le scénario prévisible de la « mort du politique » au profit d’un pouvoir privé (sociétés privées aux multiples et inextricables ramifications) dont les représentants sont inconnus. Si ceux qui détiennent le vrai pouvoir sont inconnus du public, ils se dégagent donc de toute responsabilité vis-à-vis de lui et ne peuvent donc pas faire l’objet de poursuites judiciaires s’ils ne respectent pas les principes de la démocratie. Dans ces conditions, le pouvoir est dilué, anonyme, secret, bien à l’abri dans des « tours de verre » à Manhattan, Londres, Paris, ou ailleurs, dans des bunkers souterrains au Nouveau-Mexique par exemple. Un document traitant du phénomène ovni va dans le sens de la thèse que je défends dans cet article. Il est intitulé After Disclosure, de Richard Dolan et Bryce Zabel (publié chez Keyhole Publishing en 2010). Dans ce document, nous pouvons lire à la page 2 : « L’Empire Secret. Les affaires liées aux phénomènes ovni ne relèvent pas du gouvernement élu par le peuple mais sont gérées par des structures quasi privées regroupées dans un organisme que les auteurs nomment le « breakaway group » où « groupe détaché » de l’humanité standard. C’est une évolution de l’expression de « complexe militaro-industriel » d’Eisenhower, de celui de « silence group » de Keyhoe, et de « Secret Empire » de Bassett, et autre « MJ-12 (Majestic 12) ». L’analyse de Richard Dolan et Bryce Zabel concernant la gestion des affaires liées au phénomène ovni peut sans aucune difficulté s’étendre à d’autres domaines (finance, armée, services secrets, politique, firmes internationales, etc.) et les groupes qu’ils évoquent ne sont que d’autres façons de nommer le Black World.  


.3) L’exemple des SMP.

Une société militaire privée (SMP) est une société qui propose des services dans le domaine de la sécurité et de la défense à des gouvernements, à des organisations internationales, à des ONG ou à des entreprises privées. Le terme de « contractor » désigne dans le monde anglophone les employés de ces firmes en raison de l’engagement contractuel qui les lie. Pour les gouvernements, le recours aux SMP permet de réduire les coûts d’une intervention militaire car l’emploi de « contractors » est moins onéreux que l’emploi de militaires, notamment en raison des droits qu’accorde ce statut (couverture santé, salaire, pension d’invalidité). La réduction des budgets de défense et la sophistication accrue des systèmes d’armement nécessitant des compétences particulières pour leur maintenance et leur entretien ont largement contribué à solliciter les SMP. En forte expansion depuis les années 2000, les SMP représentent de nos jours un marché très important estimé à une centaine de milliards de dollars par an. À noter que le Congrès américain n’est pas informé des contrats inférieurs à 50 millions de dollars. Cela permet à l’exécutif américain d’utiliser les SMP sans le consentement, ni même la connaissance, du Congrès. Les moyens dont disposent les sociétés militaires privées anglo-saxonnes sont en général très importants. Il s’agit des moyens humains d’abord : « DynCorp International » dispose de 14.400 personnes, l’Américaine « MPRI » plus de 1500 employés, le géant de la logistique « KBR », environ 50.000 hommes. L’exemple de l’ancienne société militaire privée Blackwater USA, devenue Blackwater Worldwide, puis Xe (2009), et enfin Academi (2011), est particulièrement instructif. « Avec ses 20.000 soldats et ses 20 avions et hélicoptères, la société Blackwater est la plus puissante armée du monde », écrivait Jeremy Scahill, auteur d’un livre sur cette entreprise (Blackwater : L’ascension de l’armée privée la plus puissante du monde », publié par Nation Books en 2007). La SMP Blackwater/Academi est l’exemple type qui illustre de façon parfaite la révolution qui s’est opérée dans le monde des affaires militaires sous l’administration Bush (le fils). Sous cette administration, nous assistons en effet à une externalisation massive des opérations de l’armée américaine, à tel point qu’à l’été 2007, on trouve plus de contractuels privés (180.000) que de soldats réguliers (160.000) en Irak (même si les chiffres sont difficiles à obtenir pour la première catégorie). Le processus avait d’ailleurs commencé sous les mandats de Bill Clinton et même à partir de la première guerre du Golfe (1991). La firme développe aussi des matériels militaires comme le véhicule blindé « Grizzly », construit dans une entreprise installée en Caroline du Nord, et le drone « Polar 400 ». La création de la société « Total Intelligence Solutions » privatise aussi un autre secteur, celui du renseignement. « Total Intelligence Solutions » est une société privée américaine spécialisée dans le renseignement dont le siège est à Arlington en Virginie. Les domaines dans lesquels elle déploie ses offres de services sont comparables à ceux de la CIA. « Total Intelligence Solutions » est dirigée par des anciens de la CIA qui mettent à profit leurs relations dans le cadre de leurs activités gouvernementales pour obtenir des renseignements et des contrats. Soulignons enfin que les moyens matériels des SMP sont impressionnants. Ces sociétés disposent parfois de tout un arsenal militaire opérationnel. À titre d’exemple, les sociétés « Glenn Defense Marine » et « Pistris », spécialistes de la sécurité maritime, disposent de bâtiments et d’hélicoptères pour défendre les navires de la marine marchande et intercepter les pirates. « Blackwater », peut, selon l’un de ses co-dirigeants, « déployer une force de la taille d’une brigade pour une opération outside continental US ». Tout cela témoigne des moyens financiers colossaux dont disposent la plupart des SMP. Elles sont le plus souvent liées à des grands groupes industriels ou financiers cotés en bourse qui parient sur les retombées financières de la privatisation de la défense. L’extraordinaire développement des SMP depuis quelques décennies n’est-il que la conséquence d’un affairisme galopant qui cherche par tous les moyens à s’imposer dans des secteurs autrefois réservés aux pouvoirs publics et gouvernementaux (défense, armement, programmes militaires extérieurs, sécurité intérieure, renseignement, espionnage), ou cette stratégie fait-elle partie d’un plan plus vaste dont l’objectif final serait de tout privatiser ? Pour moi, cette tendance lourde vers le « tout privé », n’est pas qu’une histoire de « gros sous » si je puis dire, elle est au contraire le symptôme d’une action délibérée qui ne vise qu’à vider la démocratie de toute sa « substance », à déposséder le citoyen de tout pouvoir et à le priver de tout levier de commande au niveau collectif. La privatisation totale de tous les secteurs de l’activité humaine annonce le sinistre avènement d’une société totalitaire où le pouvoir sera concentré entre les mains d’une oligarchie anonyme qui ne sera pas seulement une ploutocratie obsédée par l’argent. En effet, au-delà de l’argent, il existe des enjeux beaucoup plus fondamentaux qui concernent la gouvernance du monde et la place que cette gouvernance accordera à l’être humain et à l’exercice de sa liberté. Dans la conquête de la gouvernance mondiale le « tout privé » est une étape essentielle à l’intérieur du programme du Black World. Cette étape ouvre toute grande les portes de la transgression (suppression des principes éthiques) et des ambitions incontrôlées au centre desquels se trouve le projet transhumaniste.

Sur le projet transhumaniste l’article sur ce site : La matrice de l’humanité, la controverse transhumaniste en visuel.

Ci-dessus : le soldat du futur dont la mission officielle est de protéger le peuple américain contre des ennemis extérieurs et surtout les intérêts des Etats-Unis dans le monde. L’armée américaine développe depuis 2014 un exosquelette révolutionnaire : nom de code TALOS (Tactictal Assault Light Operator Suit). Cet exosquelette a pour ambition de créer littéralement une sorte d’« Iron Man » (référence au film de Jon Favreau sorti en 2008). Ce projet ambitieux aux allures futuristes a été lancé en 2014 par le DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) la branche « recherche et développement » de l’armée Américaine. Il faut savoir que la DARPA ne fait rien elle-même. Elle sous-traite ses projets de recherches et développements à des contractants multiples c’est-à-dire au complexe militaro-industriel stigmatisé par le président Eisenhower (Lockheed Martin, TracLabs Inc., Polaris Industries Inc., iRobot, Carnegie Robotics, SoftLayer, etc.). L’objectif en créant l’exosquelette TALOS est de sortir en 2018 un soldat indestructible (une sorte de surhomme) totalement connecté et disposant d’un exosquelette le rendant surpuissant. Est-ce avec ce type de soldats que le Black World compte assurer la sécurité dans le monde, ou est-il engagé dans un programme qui consiste à mettre en place une armée de surhommes afin de maintenir l’ordre et surtout le contrôle (une police répressive) des populations non-améliorées comme dans le film Elysium ? « Les super soldats US du futur seront des transhumains génétiquement modifiés, capables d’exploits surhumains. Le futur de la guerre va avoir un visage de plus en plus démentiel, le projet de recherche de super soldat sur lequel la DARPA travaille en ce moment même est différent de tout ce que nous avons vu avant. Si la DARPA réussit et si le peuple américain n’a pas d’objections, les soldats du futur seront des transhumains génétiquement modifiés, capables d’exploits surhumains. Voulez-vous un soldat qui puisse courir plus rapidement qu’Usain Bolt ? La DARPA travaille sur ce projet ? Voulez-vous un soldat qui n’a pas besoin de nourriture ou de sommeil pendant des jours ? La DARPA travaille sur ce projet ?  Voulez-vous un soldat qui puisse avoir des membres perdus qui se régénèrent ? La DARPA travaille sur ce projet. Voulez-vous un soldat qui puisse soulever des poids d’haltérophiles olympiques et qui puisse communiquer par télépathie ? La DARPA travaille sur ce projet. Les Américains vont en masse voir des films de super héros et de mutants, mais bientôt ils pourraient avoir réellement dans le concret des super héros et des mutants combattants dans leurs guerres pour eux. Mais à quel coût ? ».


.4) Les pouvoirs du Black World.

Selon Richard Dolan et Bryce Zabel (After Disclosure), les principaux attributs du Black World, ou « groupe détaché » d’humains, sont les suivants :

".a) Il bénéficierait de technologies plus avancées que tout ce qui est détenu par les gouvernements de la Terre. Une technologie qui aurait été développée en secret.

.b) Il détiendrait la capacité d’explorer à sa guise le système solaire.

.c) Il disposerait de bases permanentes sur les satellites de certaines des planètes du système solaire et sur Mars.

.d) Il aurait rencontré des groupes d’extraterrestre et serait en interaction avec eux.

.e) Il bénéficierait d’une compréhension scientifique supérieure de l’Univers.

.f) Il aurait construit des infrastructures autonomes (généralement souterraines) qui offriraient une protection matérielle mais serviraient aussi à garantir le secret de l’organisation. Ces infrastructures assureraient une indépendance totale d’action vis-à-vis des pouvoirs officiels en place.

.g) Nous pouvons ajouter que ses moyens financiers sont quasiment illimités, mais que son but n’est pas d’accumuler de l’argent. Il recherche la gouvernance mondiale et le contrôle de l’humanité."

Ce groupe détaché ou « extirpé » formerait une véritable civilisation parallèle comme l’étaient historiquement les différentes cultures humaines, comme les empires d’Orient, d’Occident, d’Afrique et d’Amérique, à leurs époques. Néanmoins, on peut faire la remarque que ces cultures historiques provenaient de souches relativement différentes et isolées avec relativement peu de communications (et très lentes) entre elles. Tandis qu’ici, on assiste à l’émergence d’une société parallèle à partir d’un même milieu et des interactions fortes avec la culture mère. C’est une relation que l’on pourrait qualifier de parasitage simplement au vu des sommes colossales qui auraient servi à bâtir cet empire secret. C’est le même pouvoir occulte qui bénéficierait d’une technologie très évoluée et qui ne serait pas soumis aux contraintes de l’humanité dite ordinaire ».

Pour ma part, je prends très au sérieux les déclarations de l’astronaute Edgar Mitchell (décédé le 4 février 2016) lorsqu’il évoquait l’existence d’une « agence de l’ombre » dont les membres seraient en quelque sorte situés en dehors de toutes les structures (officielles ou non) créées par les états. Une telle organisation, située au-dessus ou en dehors de l’humanité ordinaire, se moquerait des lois et de ceux qui tentent de les appliquer. Elle bénéficierait de ressources financières considérables et maîtriserait une technologie encore inconnue du reste de l’humanité et peut-être issue de la rétro-ingénierie élaborée à partir de la récupération de vaisseaux extraterrestres. Mitchell savait de quoi il parlait car il détenait ses informations de personnalités proches du pouvoir politique et de militaires occupant des postes élevés dans l’armée (source : l’émission de radio du 23 juillet 2008 diffusée en direct sur la station britannique Kerrang Radio).


.5) L’accusation de conspirationniste.

J’imagine que les personnes qui liront cet article trouveront que les idées qui y sont exposées sont proches des thèses défendues par les conspirationnistes : le monde ne fonctionne pas selon les règles qui sont exposées dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme adoptée le 10 décembre 1948 par 58 états, et le pouvoir n’est pas aux mains de ceux qui « s’agitent » sur nos écrans de télévision.

Je défends l’idée que la réalité serait beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît et qu’elle dépasserait de loin les faibles capacités d’analyse du citoyen lambda qui se nourrit exclusivement des informations qui sont distillées dans l’opinion publique par les médias officiels. Le qualificatif de conspirationniste ne me gêne pas. Si je suis un conspirationniste parce que je tente de formuler des arguments qui permettent d’établir une relation de causalité entre des faits étranges qui paraissent éloignés les uns des autres, mais qui possèdent en réalité des liens très étroits, alors j’accepte volontiers que l’on me traite de conspirationniste.

Une remarque tout d’abord sur le terme de conspirationniste qui est une étiquette bien commode pour stigmatiser les chercheurs originaux qui ne souscrivent pas au statut quo ambiant. Il suffit qu’une personne soit qualifiée de conspirationniste pour qu’elle soit regardée comme une personne victime d’une sorte de « maladie grave », presque incurable, et qu’elle attire aussitôt sur elle la suspicion, la méfiance, le dédain, et même parfois le rejet pur et simple.

Tout le monde le sait : les conspirationnistes ne sont pas des gens fréquentables. Ce sont en général des malades mentaux qui sont rongés par la paranoïa et qui voient des complots partout. Bref, ce sont des fous qu’il faut enfermer pour que tout rentre dans l’ordre. Mais traiter une personne de conspirationniste n’est dans le fond qu’un jugement relatif. C’est une opinion subjective personnelle, qui en dit souvent beaucoup plus long sur la personne qui formule ce jugement que sur la personne à qui il est destiné.

Mais entendons-nous bien, je reconnais volontiers que tous ceux qui sont affublés de l’étiquette de conspirationnistes n’ont pas la même valeur. Il ne fait aucun doute qu’il y a parmi eux des personnalités troubles, des écrivains fumeux qui ne font qu’exploiter un filon très rentable. Leur but n’est pas de défendre une cause juste, mais simplement de gagner de l’argent ou de se faire un nom.

Si dénoncer les profonds désordres du monde dans lequel nous vivons et vouloir informer ses semblables sur les grands dangers qui menacent l’avenir de notre civilisation signifie pour certains s’adonner aux sinistres théories des conspirationnistes, alors oui, j’accepte d’être qualifié de conspirationniste. 

 
.6) Un plan cynique dans les "cartons".

Et si le monde dans lequel nous croyons vivre n’était qu’un décor, une simple façade qui dissimulerait une autre réalité à laquelle nous n’avons pas accès.

J’aime beaucoup l’introduction d’un petit livre percutant intitulé Qui nous affame ? 

De la crise financière à la famine organisée (Éditions Blanche, 2014, pour la traduction française). Mis en avant par le mouvement « Les Indignés », cet essai-choc s’est vendu à plus de 100 000 exemplaires en Espagne. Il a été traduit en dix-huit langues. L’auteur du livre, Daniel Estulin, commence par nous dire que Wall Street n’est qu’une vaste mystification. Au fil des pages, il explique que la Terre est une petite planète aux ressources naturelles limitées et qu’elle va bientôt être confrontée à une explosion démographique sans précédents. En conséquence, du point de l’« élite » (l’Empire Secret), si vous voulez contrôler les ressources il est impératif de réduire la population mondiale dans des proportions « gérables ». Ce plan cynique serait déjà dans les « cartons » de l’Empire secret, prêt à être exécuté.
Dans la terminologie d’Estulin l’Empire désigne un système de contrôle de l’économie mondiale opéré par le biais d’un système monétaire aux ramifications planétaires entre les mains des grandes banques internationales. « La mondialisation, avatar de l’Empire, est pour lui synonyme d’élimination de l’État-nation ; éradication de la liberté ; élimination de tous les droits. Toutefois, avant d’être en mesure de réduire la population il est impératif de détruire l’économie et la demande. Peut-être vous demandez-vous pourquoi l’Empire tient tant à détruire la demande ? En contrôlant déjà plus de 98 % de la richesse mondiale, l’Empire ne souffrirait pas financièrement de cette destruction ? Leur principal souci en cette période de l’Histoire est d’assurer la survie de leur espèce (la caste dominante). Et affirmons-le une fois de plus, pour qu’ils puissent survivre en ces temps prochains de pénurie des ressources naturelles, une grande partie d’entre-nous doit périr ».

Source le site Internet Kontre Kulture

Je ne résiste pas au plaisir de citer Daniel Estulin : « (Wall Street) C’est un parc d’attraction, un cirque ambulant, avec ses jongleurs, ses danseuses du ventre, ses bonimenteurs, ses chanteurs de second ordre et ses stripteaseuses. Et nous, spectateurs béats, sommes hypnotisés par le spectacle. On se plante devant l’estrade, jour après jour, nuit après nuit, en prenant note des marges bénéficiaires, des progressions, des incitations financières, des produits dérivés. Quelle folie ! ». Wall Street, symbole d’un monde d’illusion qui masque les plans cyniques du Black World.  


.7) Le folklore autour des Illuminati.

Le monde dans lequel nous croyons vivre ressemble étrangement à l’univers à la fois impitoyable et clownesque de Wall Street décrit par Daniel Estulin dans le paragraphe précédent : ce n’est qu’un immense parc d’attraction destiné à capter notre attention et à nous détourner des vraies réalités. C’est la conclusion à laquelle je suis parvenu en cherchant à identifier les mécanismes sous-jacents qui sont à l’œuvre derrière les apparences. En creusant davantage dans cette direction, je suis peu à peu arrivé à la formulation du concept de Black World. Cette humanité « à part », coupée du reste du monde, est bien un « Empire Secret » selon l’heureuse expression de Stephen Bassett (fondateur du Paradigm Research Group) reprise par Richard Dolan et Bryce Zabel dans After Disclosure. Cette élite cachée, est un « breakaway group » où un « groupe détaché » de l’humanité standard (vous et moi).
Bien que je n’aime pas utiliser ce terme qui est très à la mode dans les milieux conspirationnistes, l’« Empire Secret » détaché des contingences ordinaires qui pèsent sur le reste de l’humanité, pourrait aussi revêtir le masque des fameux (fumeux) Illuminati ou celui des insaisissables « Maîtres du Monde » qui cherchent par tous les moyens à instaurer sur notre planète un Nouvel Ordre Mondial. Mais encore une fois méfions-nous des mots. Le terme d’Illuminati est un piège qui sert aussi à propager la désinformation et à générer tout un folklore imaginaire. En réalité, la description que font des Illuminati les auteurs qui surfent sur la vague conspirationniste pour gagner de l’argent, n’est qu’une lointaine caricature de ce que j’entends par Black World. Il existe tellement de rumeurs infondées et de fausses informations concernant les Illuminati que je préfère ne pas amalgamer les deux expressions.

Pour le lecteur qui souhaite avoir des informations claires et précises sur la signification du terme Illuminati je lui conseille vivement la lecture de l’épais volume intitulé Les Illuminati, l’histoire secrète du monde et le Nouvel Ordre Mondial, qui comporte des textes de grande qualité rédigés par Geneviève Béduneau, Arnaud de l’Estoile, Bernard Fontaine et Richard D. Nolane (publié en livre de poche aux Éditions J’ai Lu, 2013). Des origines, qui remontent au courant pré-illuministe et aux Illuminés de Bavière du XVIIIe siècle, jusqu’aux modernes reptiliens qui piloteraient les ovnis, cette vaste fresque historique ne laisse dans l’ombre aucun aspect du mythe et du folklore des Illuminati. C’est un outil indispensable pour comprendre l’histoire secrète de l’humanité depuis quatre siècles car le mythe cache souvent des réalités très profondes. 


Ci-dessus à gauche : l’affiche du film de Stanley Kubrick, Orange Mécanique, sorti sur les écrans en 1971. Ci-dessus à droite, la fameuse pyramide qui figure sur le billet de un dollar américain. En comparant les deux documents, il saute aux yeux que l’affiche du film reprend clairement les principaux symboles attribués aux Illuminati : le triangle ou la pyramide au sommet de laquelle se trouve « l’œil qui voit tout ». Avec cette affiche le cinéaste annonce son intention : le sujet du film concerne les méthodes violentes de manipulation mentale utilisées par un pouvoir occulte dont l’objectif est de contrôler, puis d’asservir, l’humanité. Stanley Kubrick décrit son film en décembre 1971 dans Saturday Review comme « […] une satire sociale traitant de la question de savoir si la psychologie comportementale et le conditionnement psychologique sont de nouvelles armes dangereuses pouvant être utilisées par un gouvernement totalitaire qui chercherait à imposer un vaste contrôle sur ses citoyens et en faire à peine plus que des robots ». Avec l’œuvre de Kubrick nous sortons du folklore dans lequel nous trouvons les thèses les plus farfelues sur les Illuminati (voir les ouvrages de  David Icke par exemple) et nous sommes projetés au cœur du système mis en place par le Black World.


.8) La scission.

Selon moi, une des pistes sérieuses qui pourrait nous permettre de fixer l’origine de la scission entre l’humanité ordinaire et le Black World est représentée par la prodigieuse montée en puissance des États-Unis à la fin de la seconde guerre mondiale.

À cette époque, nous arrivons à un moment clé de l’histoire du monde qui voit l’ascension irrésistible de l’hégémonie Américaine qui s’appuie sur des avancées technologies majeures appliquées au domaine militaire. C’est sans doute à cette époque charnière que nous devons rechercher la scission qui serait étroitement liée au développement rapide et démesuré du fameux « complexe militaro-industriel » dont le président Eisenhower (discours d’adieu du 17 janvier 1961) pressentait que son pouvoir ne cesserait de grandir et de s’affirmer au détriment de la démocratie.
Il n’est pas inutile, je crois, de relire quelques phrases clés de cette déclaration courageuse et à bien des égards prophétiques : « Cette conjonction d’une immense institution militaire et d’une grande industrie de l’armement est nouvelle dans l’expérience américaine. Son influence totale, économique, politique, spirituelle même, est ressentie dans chaque ville, dans chaque Parlement d’État, dans chaque bureau du Gouvernement fédéral. Nous reconnaissons le besoin impératif de ce développement. Mais nous ne devons pas manquer de comprendre ses graves implications. Notre labeur, nos ressources, nos gagne-pain… tous sont impliqués ; ainsi en va-t-il de la structure même de notre société. Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu’elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel. Le risque potentiel d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime existe et persistera. Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques. Nous ne devrions jamais rien prendre pour argent comptant. Seule une communauté de citoyens prompts à la réaction et bien informés pourra imposer un véritable entrelacement de l’énorme machinerie industrielle et militaire de la défense avec nos méthodes et nos buts pacifiques, de telle sorte que sécurité et liberté puissent prospérer ensemble ». La formule utilisée par le président Eisenhower dans son discours est plus que jamais d’actualité : « Le risque potentiel d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime existe et persistera ».


.9) Questions sur le Black World.

Le pouvoir illégitime évoqué par Eisenhower est désormais bien implanté sur notre planète et ses moyens financiers et matériels dépassent tout ce que nous pouvons imaginer. Selon certains auteurs, il disposerait d’une technologie qui pourrait avoir au moins un siècle d’avance sur celle que nous connaissons. Mais l’existence du Black World soulève des questions qui sont d’une importance capitale :

- Concrètement, comment s’est opérée la scission de l’humanité en deux groupes distincts ?

- Qui sont les premiers représentants du Black World ?

- Où vivent les humains qui font partie de ce groupe ?

- Combien sont-ils (plusieurs milliers, un million ?) ?

- De quoi vivent-ils et quelle est l’origine de leurs ressources ?

- Quelles sont leurs intentions vis-à-vis de l’humanité dite ordinaire ?

- Ont-ils planifié notre avenir, et si oui, qu’ont-ils décidés pour nous ?

- Quels rapports entretiennent-ils avec les extraterrestres qui visitent notre planète ?

Nous pourrions allonger cette liste avec de nombreuses autres questions, mais cela dépasserait le cadre de ce modeste article. Il est temps, je crois, que l’humanité dite « ordinaire » ouvre enfin les yeux et sorte de la léthargie dont elle est victime. Léthargie qui est consciencieusement et savamment entretenue par les médias officiels. Je crois que nous sommes des êtres spirituels libres et que nous avons en nous toutes les forces nécessaires pour nous affranchir de la tutelle d’un pouvoir occulte dont les intentions à notre égard sont loin d’être bienveillantes.


.10) La fondation d’Elysium.

Elysium est le titre d’un film produit et réalisé par Neill Blomkamp (sortie en France en août en 2013). Blomkamp a coécrit et réalisé les films District 9 (sorti en 2009) et Chappie (sortie en 2015).

L’action d’Elysium  se déroule en 2154. Les humains sont divisés en deux groupes séparés.

Le premier groupe est représenté par la société des gens très riches qui vivent dans une sorte d’arche spatiale en orbite autour de la Terre et baptisée Elysium. Cette élite qui représente une humanité séparée (externalisée en quelque sorte) bénéficie d’un luxe « hitech » et d’un confort matériel optimum. Elle utilise une technologie très évoluée qui laisse penser qu’elle s’est développée parallèlement à la technologie ordinaire proposée dans le commerce au plus grand nombre. La station spatiale de cette caste de « seigneurs » ressemble à celle du film de Stanley Kubrick 2001, l’Odyssée de l’espace mais elle est plus vaste et abrite tout un monde. C’est une sorte d’anneau-monde comme dans le roman de science-fiction de Larry Niven. Dans ce paradis artificiel en orbite autour de la Terre, toutes les maladies sont éradiquées. Des machines spéciales ressemblant à des scanners sont capables de reconstituer les tissus humains endommagés (peau, squelette, organes) et de soigner les personnes atteintes des maladies les plus graves (cancers). C’est le rêve devenu réalité des transhumanistes en quête de l’immortalité corporelle.

Dans le cadre de l’hypothèse que je propose dans cet article, cette société exilée dans l’espace est le Black World qui est situé en dehors et au-delà (concrètement et juridiquement) de toutes les règles et lois régissant les états sur la Terre.
Le second groupe est représenté par la société des gens pauvres qui vivent sur une Terre surpeuplée et dans des conditions matérielles précaires. Les terriens devenus des esclaves sont exploités par des firmes privées dont les dirigeants sont dénués de tout sens moral. Ils subissent les méfaits de la pauvreté : maladies, accidents, et mort prématurée.

Transposition futuriste d’un scénario qui se concrétise de plus en plus sous nos yeux,  le film Elysium offre une vision pessimiste de notre civilisation qui risque de devenir une réalité si nous laissons la gestion de notre planète entre les mains d’une caste (oligarchie de scientifiques, de techniciens et de politiques) dont l’un des objectifs est de régner en maître sur une humanité asservie.

Bien qu’Elysium se présente sous l’apparence d’un film de science-fiction, je crois que les situations qu’il montre sont déjà une réalité. Ce n’est donc pas une pure fiction, c’est presque un documentaire sur ce qui se produit aujourd’hui sous nos yeux. Pour moi c’est une œuvre politiquement engagée avec une dimension quasiment « prophétique ». D’une certaine façon, tout le programme du Balck World y est exposé de façon claire et intelligente. Si rien ne change, la fondation d’Elysium est pour bientôt, et contrairement au film qui se termine par un happy end, je crois que la fondation d’Elysium marquera le début d’un nouvel âge des ténèbres pour une grande partie de l’humanité.

Ci-dessus : l’intérieur de la cité Elysium en forme d’anneau-monde. Ici vit l’élite de l’humanité qui a quitté la Terre pour s’enfermer dans une sorte de paradis artificiel. C’est une parodie de l’« Olympe » où les hommes devenus semblables à des « dieux » règnent en maîtres sur une humanité asservie. Elysium n’est donc pas une utopie créée par des philosophes altruistes qui imagineraient une cité idéale. C’est au contraire le rêve d’une nouvelle caste de techno-prophètes au service d’un pouvoir totalitaire qui ne cherche qu’à assurer sa survie. Mais ce dont il faut bien prendre conscience c’est que ce pouvoir dispose aujourd’hui de tous les moyens pour que ce rêve devienne réalité. 

.11) Le pire des scénarios.

Songeons un instant au fait que les ressources de notre planète (pétrole, gaz, charbon, uranium, eau douce, métaux, etc.) sont limitées. Selon certains spécialistes, de nombreux pays producteurs de pétrole auraient déjà atteint le « pic pétrolier », ou « Pic de Hubbert » (production maximale atteinte sans découverte de nouveaux gisements), et amorceraient une décroissance inéluctable de leur production. Songeons aussi au fait que la population mondiale pourrait atteindre les 9,6 milliards d’individus en 2050.
Croyez-vous que ces 9,6 milliards d’individus puissent vivre avec le même niveau de vie que les Américains, les Japonais et les Européens ?
Croyez-vous que les systèmes démocratiques puissent résister au fait qu’une lutte acharnée va s’installer dans les vingt ou trente prochaines années entre les puissants de ce monde pour maintenir leur accès aux ressources naturelles qui s’épuisent à un rythme effréné. Cette lutte n’a-t-elle pas déjà commencé d’ailleurs (pétrole, gaz) ?
Ne va-t-on pas assister à la mise en place d’états forts qui vont se doter d’armes et d’armées de plus en plus puissantes, et donc de plus en plus dangereuses, pour préserver leur accès aux ressources naturelles ?
Croyez-vous enfin que certains groupes humains n’aient pas déjà anticipé cette situation et mis au point un scénario impliquant une réduction drastique de la population mondiale et ainsi préserver pour eux seuls les ressources naturelles de notre planète ?
Tout semble en place pour que se réalise le pire des scénarios, et je suis convaincu que ce n’est pas une fable conspirationniste. La résistance contre le Black World doit être notre objectif prioritaire, dès maintenant.

Ci-dessus : une image extraite du film Elysium, produit et réalisé par Neill Blomkamp (sortie en France en août en 2013). L’action se déroule en 2154. Les humains sont divisés en deux groupes séparés. Le premier groupe est représenté par la société des gens très riches qui vivent dans une sorte d’arche spatiale en orbite autour de la Terre et baptisée Elysium. Cette élite qui forme une humanité déparée bénéficie d’un luxe « hitech » et d’un confort matériel optimum. La station spatiale des riches ressemble à celle du film de Stanley Kubrick « 2001, l’Odyssée de l’espace » mais elle est plus vaste. C’est une sorte d’anneau-monde comme dans le roman de science-fiction de Larry Niven. Dans ce paradis artificiel en orbite autour de la Terre, toutes les maladies sont éradiquées. Dans le cadre de l’hypothèse que je propose dans cet article, cette société exilée dans l’espace est le Black World. Le second groupe est représenté par la société des gens pauvres qui vivent sur une Terre surpeuplée et dans des conditions matérielles précaires. Les terriens devenus des esclaves sont exploités par des firmes privées dont les dirigeants sont dénués de tout sens moral. Ils subissent les méfaits de la pauvreté : maladies, accidents, et mort prématurée. Transposition futuriste d’un scénario qui se concrétise sous nos yeux, Elysium offre une vision pessimiste qui risque de devenir une réalité si nous laissons la gestion de notre planète entre les mains d’une caste dont l’objectif est de régner en maître sur une humanité asservie. A noter la forme en étoile à cinq branches d’Elysium qui semble renvoyer à un symbolisme lié à la domination du monde par des forces occultes.

Ci-dessus : La carte des Enfers dans la mythologie grecque. Peu de gens savent que le nom d’Elysium donné à la station spatiale située en orbite autour de la Terre - dans le film portant le même nom - est celui que la société secrète des Illuminés de Bavière (fondée en 1776 par Adam Weishaup) donnait à l’Amérique. Dans la mythologie grecque, l’Élysée (Elysium ou champs Élyséens) est le lieu des Enfers où les héros et les gens vertueux goûtent le repos après leur mort. A noter que pour les anciens grecs les Enfers n’ont pas la même connotation négative que chez les chrétiens. Pour les grecs, c’est simplement le séjour des morts. Le nom Elysée vient du grec ancien qui signifierait « lieu frappé par la foudre » ou « lieu incorruptible ». Dans l’Odyssée, Protée décrit l’Elysée en ces termes : « Les Immortels t’emmèneront chez le blond Rhadamanthe, aux champs Élyséens, qui sont tout au bout de la Terre. C’est là que la plus douce vie est offerte aux humains. Jamais neige ni grands froids ni averses non plus. On ne sent partout que zéphyrs dont les brises sifflantes montent de l'Océan pour donner la fraîcheur aux hommes ». À l'époque d’Hésiode, les champs Élyséens deviennent les îles des Bienheureux, décrites par Pindare. Situés dans les Enfers ils accueillent les initiés aux mystères orphiques. Ce lieu connaît un éternel printemps et possède son propre soleil et ses propres étoiles (contrôle de la fusion nucléaire). Le nom de la station spatiale est en correspondance parfaite avec toutes les caractéristiques de l’Elysée de la mythologie grecque : un lieu incorruptible situé au bout de la Terre (dans l’espace) où vivent les immortels (post-humanité) dans un bonheur parfait.    


Daniel Robin du collectif Vertical-Project, juillet 2016.