La colonisation spatiale, avenir de l’humanité ou utopie?

colonisation spatiale
Publié le 01.05.2016 à 21:38 | Par P. Esiala

Un récent article du site SputnikNews conduit à une excellente synthèse du sujet, mais que pourrions-nous en penser à notre niveau ?

colonisation spatiale

Il va de soi que l'esclavage est la seule solution qui ait historiquement permis de financer un projet pharaonique de cette ampleur. Même les Vikings y ont eu recours pour concrétiser leurs invraisemblables colonisations européennes et nord-américaines, 5 siècles avant les Espagnols. Sauf qu'en ce 21e siècle, l'esclavage est devenu techniquement viable sans un coup de fouet, à l'échelle du globe.
Il est impossible que ceux que j'appelle les "sponsors", le club des 100 premières fortunes planétaires*, renoncent un seul instant à sauver leur peau alors qu'ils savent qu'ils épuisent leur environnement. Enfin, le nôtre ! Surtout qu'ils ont l'ambition de vivre plusieurs centaines d'années. Ce projet est donc inéluctable. Ils n'hésiteront pas une seconde à mettre en œuvre les stratégies d'asservissement permettant de financer leurs Arches. Quand bien même dussent-ils nous enfumer, gouvernements compris, pour se réserver les connaissances antigravitationnelles venues d'ailleurs. Nous serons des esclaves proactifs, car les médias expliqueront depuis l'espace que c'est pour une bonne cause : sauver l'humanité. Puis nous applaudirons notre réussite collective. Nous, depuis l'enfer terrestre et eux dans leur confort martien duquel nous devrons désormais importer à grands frais la production de champagne.
À commencer par Elon Musk*, qui a empoché 3,8 milliards $ depuis 2014 avec les voitures électriques Tesla. Il sait ainsi financer son autre entreprise : SolarCity Corp. Le futur monopole de transport migratoire des fortunés vers les refuges orbitaux décrits dans cet article. Orbitaux dans un premier temps, mais surtout interplanétaires par la suite. Car partir de ces stations sera plus économique que consacrer 90 % de l'énergie d'un voyage à vaincre la gravité terrestre.

P. Esiala.

* À 42 ans, Elon Musk est bien dans le giron des 100 premières fortunes du club des sponsors planétaires. La 94e fortune au monde. Le seul chef d'entreprise américain à avoir gagné plus de milliards que lui depuis le début de l'année 2016 est Mark Zuckerberg, patron de Facebook. Notre gentil geôlier numérique.
Il est membre du très fermé "Explorers Club" (Buzz Aldrin, Neil Armstrong, James Cameron, Pdt Teddy Roosevelt, Charles Lindbergh....)