Big Pharma : lobby le plus puissant de la planète ?

Big Pharma
Publié le 12.05.2016

Les compagnies pharmaceutiques font partie des firmes les plus riches et influentes de la planète. Elles consacrent des quantités extraordinaires d'argent à la protection de leurs brevets. Mais dans quel but ? Comment ces entreprises s’enrichissent-elles et influencent-t-elles les décisions au plus haut niveau ?
 
Il faut savoir que certains traitements contre le cancer peuvent coûter jusqu’à six cents fois plus cher aux États-Unis que dans d’autres pays, et cela en toute légalité vis-à-vis des lois.
 
Pourquoi donc un tel laxisme juridictionnel au détriment de la majorité de la population ?
 
Malheureusement pour les consommateurs, les dés sont pipés en faveur de Big Pharma qui use de son puissant pouvoir de pression envers les représentants gouvernementaux.
 
Les dépenses de l’industrie pharmaceutique liées au Lobbying ont atteint 273 millions de dollars en 2009. Les fonds sont généralement utilisés avec succès pour influencer les législateurs et les politiciens.
 
Des retours sur ces investissements sont donc attendus !

Big Pharma lobby

Depuis 2003, l'assurance-maladie n’a plus le pouvoir de négocier le prix des médicaments aux États-Unis. Par conséquent, les patients les moins fortunés paient le prix fort et les contribuables continuent d’être contraints de débourser des milliards de dollars de taxes pour subventionner le pseudo système de santé par l’intermédiaire des compagnies d’assurances extrêmement couteuses.
 
L’autre domaine dans lequel les compagnies pharmaceutiques dépensent leur argent pour influencer le gouvernement, grâce à la législation adoptée en 1988, concerne celui des fabricants de vaccins qui jouissent d'une immunité totale, concernant notamment les poursuites liées aux effets secondaires de ces vaccins sur certaines personnes.

Comment se déroule le lobbying ?
 
Les compagnies pharmaceutiques contribuent largement aux campagnes des candidats américains aux diverses élections. On estime les dépenses liées à ces financements à 51 millions de dollars rien que pour les élections fédérales de 2012, selon le Center for Responsive Politics (CRP).
 
Jusqu'à aujourd’hui, Big Pharma a déjà dépensé 10 millions de dollars dans le cadre des élections de 2016.
 
Par exemple, durant la crise de l’anthrax en 2001, le gouvernement a protégé le brevet de "Bayer AG's Cipro" en ne permettant pas la production de versions génériques. Le gouvernement américain a ensuite stocké des traitements pour deux millions de personnes pendant 60 jours, avec un prix unitaire de 350 $ par traitement et par mois.
 
Il faut savoir qu’un fabricant de génériques pourrait produire plus de médicaments en moins de temps et à un coût unitaire de seulement 10 $ par mois. L'administration, qui avait accepté des dons importants durant la campagne s’était chargée de protéger le brevet de Bayer.
 
Dernièrement, l'industrie pharmaceutique a tenté de s’immiscer et de peser sur le Partenariat Trans-Pacifique (TPP), un accord commercial entre 12 pays (y compris les États-Unis) signé le 4 février 2016 et en négociation depuis 2009. Il s’agit officiellement d’un traité multilatéral de libre-échange visant à intégrer les économies des régions Asie-Pacifique et Amérique.

Les industries pharmaceutiques ont fortement mis la pression sur ce Partenariat afin de sauvegarder leurs brevets et en l’occurrence leur rentabilité.
 
Les États-Unis incitent, pour leur part, à également limiter la capacité des organismes de réglementation qui souhaitent soutenir le marché des médicaments génériques.

lobby Big Pharma

Les chiens de garde de Big Pharma
 
En résumé, Big Pharma fait pression sur son gouvernement pour exclure les fabricants de génériques et ainsi continuer à maintenir leurs prix élevés dont les victimes finales sont les citoyens qui paient leurs impôts.
 
L'acte de lobbying le plus effroyable du nouveau millénaire fut leurs efforts à vouloir s’opposer aux fabricants de médicaments génériques pour soigner les malades du Sida dans les pays pauvres.
 
Les compagnies pharmaceutiques ont insisté pour que leurs brevets soient respectés et que les prix élevés demeurent à la charge de ces pays ne disposant quasiment pas de moyens.
 
En dépit de l’opposition de certains groupes de défense de ces patients, ces pratiques moralement douteuses ont de beaux jours devant elles, bénéficiant des appuis inconditionnels de nos gouvernements.
 
Rappelons la désastreuse campagne de vaccination menée en France par Roselyne Bachelot pour soi-disant lutter contre la pandémie de grippe H1N1 et les surplus de stocks inutilisés.

La ministre de la santé avait répondu aux accusations en déclarant « les acquisitions de 94 millions de doses avaient été « dimensionnées de façon à pouvoir proposer la vaccination à l'ensemble de la population », avant de souligner que les laboratoires étaient « en position de force » et demandaient « des commandes fermes ».
 
Notre propre sécurité sociale française, financée par des impôts extrêmement lourds pour les contribuables, se soumet aux prix exorbitants qui sont imposés par Big Pharma.

Sources


On les appelle les Big Datas. Google, Apple, Facebook ou Amazon, ces géants du numérique, qui aspirent à travers Internet, smartphones et objets connectés, des milliards de données sur nos vies. Derrière cet espionnage, dont on mesure chaque jour l'ampleur, on découvre qu'il existe un pacte secret scellé par les Big Datas avec l'appareil de renseignement le plus puissant de la planète.