14 soldats photographiés avant, pendant et après la guerre

14 soldats photographiés avant, pendant et après la guerre
Publié le 21.08.2016

Le cinéaste Lalange Snow a photographié et interviewé 14 membres du 1er Bataillon du Royal Regiment of Scotland avant qu'ils ne soient envoyés en Afghanistan, puis trois mois après leur prise de service et ensuite quelques jours à peine après leur retour chez eux. 


La série, intitulée "We Are The Not Dead" est destiné à expliquer comment la guerre était capable de changer une personne, à la fois physiquement et psychologiquement, au point de lire littéralement le traumatisme au niveau du visage.
 
Lorsque vous visionnez les images suivantes, vous constatez un changement physique et la charge émotionnelle n’est bien évidemment plus la même. La guerre apprend aux soldats à ne plus être empathiques et émotifs. 


Dans les premières images, on remarque des signes de nervosité et d'incertitude dans les yeux des soldats. 
 
Dans les deuxièmes images, les soldats ont l’air plus présents avec des regards durcis qui montrent la préservation de soi.
 
Les dernières images mettent en évidence les sentiments de soulagement, de regret et de peur. 

Les entrevues avec les soldats donnent un aperçu plus profond sur la façon dont la guerre impacte les gens :
 
Chris MacGregor, 24 ans :   11 Mars Edinburgh : « Évidemment, je vais manquer à ma famille, mais à part ça, je vais manquer à mes chiens plus que tout. Je pense que je vais manquer de télévision et essaie de ne pas penser aux pires des scénarios ».
 
19 Juin après un incident sur le théâtre de guerre : « La plupart des gens se sont habitués à vivre loin de chez eux, mais je trouve cela difficile. Ce sont vos instincts de peur qui vous maintiennent en vie ici. Cela fait toujours mal d’entendre parler d'un soldat mourant. Vous pensez à ce que leurs familles traversent. Vous vous posez des questions au sujet du sens de leur mort et de leur accomplissement ici. Je ne sais pas plus. »
 
28 Août à Édimbourg : « Après avoir été évacué en raison d'une blessure au genou, j’ai senti mes jambes m’abandonner. Mon corps m’a demandé d'abandonner. La première chose que j’ai faite lorsque je suis rentré, c’est d’enlacer tendrement mon chien… ».